Non au poulailler industriel de Villiers le Bois

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CommuniquésPoulailler industriel

A Villiers le Bois (pays du Chaourçois Val D’Amance), un exploitant souhaite implanter un élevage industriel de 28 900 poulets de chair sur 1400 m² (soit 21 bêtes au m²).
Notre association, en soutien aux habitants, vous invite à signer la pétition.

Le modèle agricole porté par un tel projet n’est à nos yeux plus l’avenir.
Il s’agit en effet d’un projet qui cumule de trop nombreux risques :
- risque en terme de malbouffe
- risque en terme de condition de vie des animaux
- risque sur la ressource en eau
- risque de nuisances sonores et olfactives.

Notre département, par ailleurs, abrite déjà de trop nombreux élevages de ce type. Il est donc temps de mettre un arrêt à ces projets qui vont a contrario de la nécessité de développer les circuits courts et les produits de qualité.

C’est pourquoi nous vous invitons à dire non à cette future installation et envoyer ainsi le signal pour une alimentation durable.
- > Signez la pétition

Actualité du 18 septembre

Où en sommes-nous à Villiers le Bois ?

Une réunion d’information s’est tenue ce jeudi 17/09. L’ambiance n’était pas conviviale. D’un côté se tenaient les agriculteurs et deux représentants de la maison Duc, à l’origine du projet, de l’autre les « néo-ruraux » habitant le village depuis de nombreuses années et à leur côté, les associatifs (Aube Durable et L214) le tout, surveillé par les forces de l’ordre. On ne peut pas dire qu’il y ait un début d’apaisement. Les vieilles histoires d’un autre temps étaient présentes.

Selon les représentants de DUC, cet élevage n’engendrera aucune conséquence sanitaire, olfactive, visuelle, sonore, environnementale, et le bien-être animal sera respecté. « Dormez braves gens tout va bien. » « Il faut bien nourrir ces pauvres français qui achètent dans les supermarchés...) ». C’est donc à cause du consommateur que Duc est obligé de créer ce type d’élevage !!

Les échanges entre les deux camps étaient plutôt « agressifs ». Une trentaine d’habitants opposés au projet, sur les 97 que compte le village, étaient présents, tandis qu’une vingtaine d’agriculteurs défendaient le projet.

Les opposants ne veulent pas en rester là, les riverains du poulailler envisagent un recours au tribunal administratif. Ce projet, totalement hors des tendances actuelles, a été déposé juste avant le confinement et le permis de construire a été accordé par la mairie, sans que les habitants en aient été informés.