Le réchauffement climatique n’épargne pas Troyes (Est-Eclair du 31 octobre 2018)

90 lecteurs | (actualisé le ) par Le bureau - Aube Durable

Publié ce mercredi 31 octobre, cet article montre, en matière de changement climatique, la difficulté pour nos élus de passer de la prise de conscience formelle à l’action réelle ; de mettre en cohérence les engagements pris et les décisions appliquées.

Notre analyse

Comme le dit Jean-Jacques Arnaud [1] il faut « un courage politique important pour enrayer ce phénomène  ». Et assurément, le rôle des collectivités qui agissent au quotidien dans le choix des solutions de transports, de gestion des déchets, de chauffage... est déterminant.

L’impact climatique des modes de traitement des déchets

Ce courage politique passe, notamment, par notre capacité à mettre en place les outils nécessaires pour réduire les déchets et, éviter la construction d’un incinérateur surdimensionné. Car si on ne prend en compte que le seul paramètre climatique, l’incinération est la pire des solutions au traitement des déchets.

Il y aurait en effet une profonde incohérence entre le volontarisme ici affiché et ce projet d’incinérateur d’un autre âge (projet qui n’aidera pas à rattraper le retard pris par nos collectivités dans la réduction des déchets). A cet égard, il est toujours bon de rappeler cette phrase de Bossuet « Dieu se rit des hommes qui pleurent les effets dont ils chérissent les causes  ».

Gageons que nos élus, dans les jours et les semaines prochaines, auront le courage nécessaire pour d’une part faire stopper la construction de l’incinérateur chapelain, d’autre part impulser un programme de réduction des déchets à hauteur des enjeux climatiques.

Notes

[1Vice-Président en charge du développement durable à TCM