Réduire et éliminer nos déchets : Le Plan B d’Aube-Durable.

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Tout brûler ou tout enfouir... N’y aurait-il qu’une vision statique des déchets ? Le débat actuel se réduirait-il à deux alternatives toutes aussi insatisfaisantes ? La quantité de nos ordures serait-elle une donnée invariable ; un facteur sur lequel nous n’aurions pas de prise ? Notre association met aujourd’hui sur la table un "Plan B", chiffré, étayé qui permettra aux citoyens et aux élus de constater qu’en remettant la réflexion dans le bon ordre (d’abord la réduction puis l’élimination), le projet d’incinérateur perd tout son sens.

Résumé

Notre "Plan B" s’articule en 3 étapes.

- D’abord, un préalables, celui de la réduction des déchets.
Extrait : « Ce préalable de réduction doit nous faire tendre vers un objectif précis, fixé par la loi TECV, celui d’un taux de recyclage de 65% à l’horizon 2025 (il est actuellement de 25%). Pour parvenir à l’atteindre, nous disposons déjà de nombreux outils qui font ailleurs leurs preuves. »

- Ensuite, des résultats et des perspectives différentes que celles avancées par le SDEDA.
Extrait : « Les retours d’expériences sont désormais solides et étayés de manière indiscutable. Selon l’ADEME, la seule TI permet une réduction de 30 % à 50 % des quantités d’OMR en seulement 2 ou 3 ans. Les ratios y sont en moyenne de 134kg/an/hab (contre 270 kg/an/hab dans l’Aube).
Notre département, par la configuration de son habitat (2/3 de logements individuels, 1/3 de logements collectifs), est particulièrement adapté à la mise en place de ces programmes de réduction des déchets, même dans l’agglomération troyenne où l’habitat individuel est par tradition très présent
. »

Enfin, l’élimination des déchets ultimes à travers la combinaison de plusieurs outils.
Extrait : « Pour les zones du département périphériques (Bar/Aube, Arcis/Aube...) : Externalisation de tout ou partie des OMR en cohérence avec les recommandations de l’ADEME. L’impact en terme de GES lié au transport serait équivalent à celui d’un incinérateur troyen. Ce potentiel d’exportation serait d’environ 15 à 20 000 tonnes.
Pour les 20 à 25 000 tonnes restantes (essentiellement le gisement de l’agglomération) :
- Traitement en Bioréacteur afin d’extraire et de valoriser le maximum de méthane.
- Ou installation d’une unité de gazéification.
 »

Vous le constaterez, ce "plan B" s’appuie sur les données issues du plan départemental voté en 2014. Mais il met en oeuvre un programme de réduction et de tri plus ambitieux, adossé sur les objectifs nationaux et européens et sur des projections réalistes. A titre d’exemple, l’objectif national d’un taux de recyclage de 65% des déchets en 2025 ne serait atteint qu’en 2030. La progression vers cet objectif permet cependant d’éviter la construction d’un incinérateur.

L’intégralité du Plan B

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